Le temps


Peu importe si c’est pour payer ses impôts, étudier ses examens ou fêter Noël, une certitude est là : l’homme a besoin de structurer son temps ! Et il semble que l’homme moderne avec sa Swatch et ses échéances est encore plus sensible au « temps qui court » que les générations précédentes. D’ailleurs, la notion d’année est multiple : année civile, scolaire, liturgique se chevauchent dans la vie d’un chrétien.

L’Église s’aligne au cosmos et profite de la durée marquée par la révolution de la terre pour « célébrer les mystères de la vie du Christ de son Incarnation à son retour en gloire » (YC 186).

 

 

>> Chaque instant de notre vie peut devenir une liturgie, un véritable "temps pour Dieu"

 

 

L’année liturgique débute le premier dimanche de l’Avent. Ce temps de préparation nous invite à prendre le temps et à se réjouir ! La naissance du Sauveur constitue un premier sommet de l’année liturgique. "Le deuxième sommet, encore plus grand, à Pâques avec la célébration de la passion de la mort et de la résurrection du Christ" (YC 186) représente le cœur de la foi chrétienne : d’ailleurs le temps s’arrête : les cloches, le jeudi soir, "s’en vont à Rome" et ne sonnent plus jusqu’au matin de Pâques.

 

Hormis ces deux cycles, l’année liturgique est ponctuée de fêtes à la Vierge Marie, aux saints ou à la Trinité. Les autres dimanches et jours de la semaine appartiennent au "temps ordinaire" . Or, y a-t-il quelque chose d’ordinaire avec Dieu ?

 

Si dans la liturgie[1], c’est Dieu qui se rend présent, alors chacune devient plutôt extraordinaire ! "Un service divin est avant tout un service que Dieu nous rend – et ensuite seulement un service que nous offrons à Dieu" (YC 180). La liturgie est une rencontre entre Dieu et moi" parce que, lui, si je lui fais de la place, entre dans mon temps et dans ma vie" (YC 185) Ainsi, chaque instant de notre vie peut devenir une liturgie, un véritable "temps pour Dieu" (YC 184). Bonne perspective pour 2018 non ?

 

[1] En parlant de liturgie, on pense souvent à la messe, or la liturgie est littéralement l’œuvre du peuple et s’applique donc à tous les temps où l’homme rend grâce à Dieu. (YC 166-169)