Découvrir le Panama


Le Panama est un pays de 75 420 km2 situé à l’extrémité sud de l’Amérique centrale, sur l’isthme de Panama. Il est limitrophe du Costa Rica et de la Colombie, dont il faisait autrefois partie. Le pays est peuplé de 3 657 024 habitants en 2015.

 

Le canal de Panama autrefois américain, est aujourd'hui une source majeure de financement pour l'État panaméen. Une des spécificités du pays au niveau politique est qu'il ait renoncé à avoir une armée puissante au profit de la protection de son environnement ; c'est aussi le pays dont la plus grande proportion est couverte par des parcs naturels nationaux.

Histoire

Christophe Colomb touche les côtes panaméennes pendant son quatrième voyage, au cours duquel il longe les côtes du Honduras jusqu'à l'isthme de Panama. Le 24 février 1503, Colomb fonde l'un des premiers établissements espagnols en territoire continental, Santa María de Belen, laissant la charge de cette dernière à son frère Bartolomé tandis qu'il repart pour l'Espagne demander du renfort pour poursuivre la colonisation. Les envahisseurs espagnols entrent par la suite en conflit avec les indiens, et à la suite de plusieurs attaques victorieuses des indiens, Santa María de Belen est abandonnée par ses habitants qui s'embarquent pour l'Espagne.

 

Dès le début du xvie siècle, l’isthme fut colonisé par l’empire espagnol qui y ouvrit de grandes routes marchandes pour l’or et l’argent du Pérou. Par conséquent, cet emplacement était très bien gardé et fortifié contre les possibles attaques des flibustiers, pirates et autres menaces d'envergure. L'Espagne et l'Angleterre n'entretenaient pas de bonnes relations, puisque l'Espagne possédait une majeure partie du Nouveau Monde et que les empires européens comme l'Angleterre convoitaient certains de ces territoires. Les deux empires établirent donc un traité afin de réduire considérablement les hostilités dans leurs colonies du Nouveau Monde : le traité de Madrid (1670) ou traité de Godolphin. En dépit de ce traité, des corsaires anglais prirent Portobelo l'année suivante sous le commandement d'Henry Morgan. Malgré les fortifications de la ville et des défenseurs plus nombreux que les troupes pirates, l’équipage s’empara de la ville et la pilla. Le butin de Morgan se serait élevé à plus de 120 000 euros. La mise à feu et à sang de la ville par les flibustiers obligea les Espagnols et les survivants de Portobelo à s’établir quelques milles plus loin. À la fin de la prise de Panama, Henry Morgan abandonna son équipage en emportant l'essentiel du butin. Comprise dans la vice-royauté du Pérou puis rattachée à celle de Nouvelle-Grenade, la région fit partie de la Grande Colombie après la séparation de l’Espagne en 18218.

 

Alors que la Colombie est plongée dans la guerre civile, des indépendantistes soutenus par les États-Unis déclarent l’indépendance du Panama de la Colombie le 3 novembre 1903. Les navires de guerre américains ancrés à l’abord des côtes interdisent toute intervention de l’armée colombienne. Le 18 novembre 1903, à New York, est signé le Traité Hay-Bunau-Varilla, faisant du Panamá un protectorat.

 

Les États-Unis reçoivent une frange de 10 miles de large des deux côtés du canal, pour sa construction et son exploitation à perpétuité. La souveraineté dans la zone du canal leur revient, le Panama étant « exclu de l’exercice de tels droits souverains, pouvoir ou autorité ». On leur concède aussi un droit d’ingérence permanent dans les affaires intérieures panaméennes, et la possibilité d’intervenir militairement en cas d’atteinte à l’ordre public. Cette clause prend force de loi lorsqu’on l’inclut dans la Constitution, promulguée le 20 février 1904, et rédigée avec la participation du consul américain William I. Buchanan. Le canal de Panama (dont la construction fut commencée en 1881 sous l’impulsion de Ferdinand de Lesseps), est inauguré en 19149. En France, cette construction donna lieu à un scandale politico-financier. De nombreux troubles sociaux et politiques agitèrent cette république qui connut des régimes plus ou moins autoritaires.

 

Le général Omar Torrijos, au pouvoir depuis 1968, se lance dans un combat contre les États-Unis pour obtenir la souveraineté du Panama. En 1973, devant l'absence de progrès dans les négociations avec Washington, il tente de faire intervenir l'ONU : "Nous n'avons jamais été, ne sommes pas et ne serons jamais un État associé, une colonie ou un protectorat, et nous n'entendons pas ajouter une étoile au drapeau des Etats-Unis". Mis en minorité, Washington appose son véto à la résolution adoptée. Finalement, en 1977, Torrijos réussit à renégocier l’accord sur la zone du canal (Traités Torrijos-Carter).

 

En dehors du canal, Torrijos met en œuvre une politique de caractère populiste populiste, avec l'inauguration d'écoles et la création d'emplois, la redistribution des terres agricoles (qui fut la mesure la plus populaire de son gouvernement). Les réformes furent accompagnées d'un important programme de travaux publics. Il affronte par ailleurs les multinationales nord-américaines, exigeant d'elles des hausses de salaires pour les travailleurs et redistribue 180 000 hectares de terres non cultivées. En février 1974, sur le modèle de l'OPEP pour le pétrole, il tente de constituer l'Union des pays exportateurs de bananes avec les autres États d’Amérique centrale pour répondre à l'influence de ces multinationales, mais n'obtient pas leur soutien. Sa politique favorise l'émergence d'une classe moyenne et la représentation des communautés indigènes.

 

À sa mort en 1981, le général Manuel Noriega, commandant la garde nationale, s’est mis, dans les faits, à contrôler le pouvoir. En juillet 1987, les États-Unis ont tenté d’obtenir l’extradition de Noriega, pour trafic de drogue, puis ont soumis le pays à des sanctions économiques. Noriega, en dépit d'une opposition civile majoritaire, s'est maintenu au pouvoir jusqu'à l’opération Just Cause lancée en décembre 1989 par l’armée américaine pour le capturer. Il est ensuite remplacé par Guillermo Endara, son concurrent à l'élection présidentielle de 1989, que Noriega avait annulée. La Commission pour la défense des droits de l'homme en Amérique centrale a estimé entre 2 500 et 3 000 le nombre de civils tués pat l’armée américaine et la Commission pour la défense des droits de l'homme au Panama (CONADEHUPA) a estimé à 3 500 le nombre de morts parmi les civils au cours de l'invasion du Panama.

 

La Zone du canal de Panama fut rendue au Panama le 31 décembre 1999, à la suite des Traités Torrijos-Carter. Depuis le 22 octobre 2006, les Panaméens ont décidé d’agrandir le canal, pour faire face à la hausse du trafic et rester compétitifs sur le transbordement.

Provinces, districts et municipalités

Le Panama est divisé en dix provinces : Bocas del Toro, Coclé, Colón, Chiriquí, Darién, Herrera, Los Santos, Panamá, Veraguas et Panamá Oeste.

 

Les trois territoires sont : Emberá, Ngöbe-Buglé et Guna Yala (San Blas). Ils constituent à eux trois une province supplémentaire.

 

Chaque province est divisée en plusieurs districts et chaque district est divisé en plusieurs municipalités. Les deux territoires supplémentaires de Kuna de Madugandí et de Kuna de Wargandí, respectivement situés dans les provinces de Panama et de Darién, n'ont que le statut de municipalités.

Politique et administration

Le Panama est une république présidentielle. Le vote est accordé à tous les citoyens de plus de dix-huit ans. Il n’est pas obligatoire de voter.

 

Le Président de la République, les membres du parlement ainsi que les vice-présidents sont élus par le suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Les membres du gouvernement sont nommés par le Président. Le parlement est monocaméral, seulement composé d'une Assemblée nationale.

 

Pour ce qui est de l'autorité judiciaire, dix juges composent la Cour suprême de Justice pour une période, cette fois, de dix ans. Le pouvoir législatif n’est exercé que par une seule chambre, renouvelée tous les cinq ans. Elle compte 72 sièges. Le pays est divisé en 10 provinces, 3 territoires indigènes et 74 municipalités.

 

Les tâches militaires et de police sont attribuées aux Forces publiques du Panama.

Climat

Le climat du Panama peut être défini comme tropical, les températures nocturnes sont comprises entre 21°C et 25°C, contre 28°C à 34°C en journée; tandis que l'humidité reste comprise entre 50 % et 90 %. Les reliefs de la côte caribéenne sont en moyenne, plus exposés aux précipitations que ceux de la côte pacifique. Les pluies abondantes (1100-3600mm par an) et l'humidité toujours élevée, participent au développement d'une flore luxuriante sur l'ensemble du territoire panaméen.

Géographie

Le Panama est un pays d’Amérique centrale, entouré par la mer des Caraïbes, l’océan Pacifique, la Colombie et le Costa Rica. Il est traversé par le canal de Panama. Ce pays a une superficie d'environ 75 420 km2, ce qui est comparable à un peu moins du dixième de la superficie du Chili. Le Panama, par sa situation dans l’isthme reliant l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, occupe une situation stratégique.

Culture

L’espagnol est l'unique langue officielle du pays, legs de la colonisation espagnole, mais une partie importante de la population maîtrise également l’anglais, du fait des liens très étroits, tant politiques qu'économiques, entretenus avec les États-Unis. Les Espagnols ont converti les indigènes et les esclaves africains et leurs descendants au catholicisme, aujourd’hui encore très présent. Cependant des restes de religion indigène ou africaine existent toujours. Le Panama compte de nombreuses danses d’origine africaine.

 

Les Panaméens font une semaine de carnaval qui se termine la veille du mercredi des Cendres premier jour de carême.

 

Chaque année, le 4 novembre, les Panaméens fêtent leur drapeau (Dia de la bandera), symbole de leur indépendance d'avec la Colombie. Ce jour-là, on peut observer des défilés dans les grandes villes du pays, constitués de multiples Bandas (groupes) de tipico (musique traditionnelle du Panama), ainsi que de troupes de danse traditionnelle panaméenne vêtues de la pollera.

 

Sources : Wikipedia